Les terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF) ont fait incursion dans la commune d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni (Nord-Kivu), la nuit de jeudi 5 à ce vendredi 6 février 2026.
Selon la société civile locale, les assaillants ont ciblé le quartier Mabasele, dans la partie ouest de la commune. Elle dresse un bilan encore provisoire de deux (2) civils tués et d’au moins quatre (4) maisons d’habitation incendiées. Elle déplore une incursion qui intervient après de multiples alertes de la population sur les mouvements des assaillants.
« Depuis deux semaines, les signaux étaient au rouge après l’attaque du village Mamove, couplée à deux embuscades simultanées sur l’axe Oïcha-Mamove, à la hauteur de Mulolya, où nous avons perdu nos compatriotes. En dépit des alertes de la population, nous avons finalement été attaqués. Les ADF circulent en électron libre, sans inquiétude, sous l’œil tolérant de l’armée loyaliste, une attitude que nous ne cessons de condamner », a déclaré Darius Kasereka Syayira, premier rapporteur des forces vives d’Oïcha.
Pour la société civile, il est temps que l’armée réévalue sa mission de protection des civils dans cette région en proie à l’activisme accumulé des ADF. Elle redoute le pire si des mesures sécuritaires drastiques ne sont pas prises pour neutraliser ce mouvement terroriste.
« C’est vraiment aberrant. Le pire est encore devant nous si cette question n’est pas prise au sérieux par les services de sécurité. L’ennemi demeure toujours aux environs de la commune d’Oïcha avec des otages. Nous devrions quitter la défensive pour passer à l’offensive en neutralisant les ADF dans leur dernier retranchement, car le pire est à craindre si rien n’est fait », a-t-il expliqué.
Face à cette situation, la société civile d’Oïcha appelle la population à la résilience, à la dénonciation des mouvements suspects malgré la léthargie des services de sécurité, ainsi qu’à une vigilance accrue pour contribuer à sa propre sécurité. Elle prévient également contre la fréquentation de certaines zones jugées à haut risque.
Didy Vitava




























