Lors d’un point de presse sur le bilan 2025 tenu jeudi 5 février à Beni, le Parc national des Virunga a présenté les défis sécuritaires qu’il a affrontés, liés notamment aux conflits armés et la guerre du M23. Malgré ces défis, le parc a affirmé sa capacité à protéger la biodiversité et les gorilles des montagnes malgré les conflits.
Des pertes face aux combats
Le parc a perdu une partie importante de son territoire, surtout dans les secteurs Sud et Centre. « Nous avons pratiquement perdu le contrôle de l’entièreté du secteur Sud et d’une grande partie du Centre et les lacs », a expliqué Bienvenu Bwende, chargé de communication du PNVi.
Repli stratégique et rôle des communautés
Pour protéger ses équipes, le parc a dû se replier vers le nord. Les pisteurs communautaires ont assuré le suivi quotidien des gorilles, maintenant ainsi la continuité de la conservation même dans les zones inaccessibles.
Une reprise progressive du contrôle
Grâce à cette surveillance, le parc a retrouvé un état acceptable de la biodiversité et affirme aujourd’hui contrôler près de 65 % de son espace, tandis que certaines zones restent inaccessibles pour des raisons de sécurité.
Des signes encourageants pour la biodiversité
La population des gorilles des montagnes progresse : huit naissances ont été recensées l’an dernier, un signe positif de résilience pour le parc, a révélé le chargé de communication du Parc National des Virunga.
Chantal Kahashi




























