La situation sécuritaire et humanitaire dans la chefferie de Bwito, en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), atteint un niveau très alarmant. Selon une alerte du Conseil Territorial de la Jeunesse de Rutshuru (CTJR), les violences attribuées aux rebelles du M23-RDF-AFC ont provoqué un véritable carnage dans plusieurs groupements, notamment Bukombo et une partie de Kihondo.
D’après les informations recueillies sur le terrain depuis le 12 janvier 2026, plus de 91 civils, majoritairement des femmes et des enfants, ont été sauvagement tués dans plusieurs villages, dont Rukiri, Bumbasha, Kanyabongohe, Karambi, Mashango, Kishanguku, Buhambira et Katovu.
Des témoignages concordants font état d’exécutions sommaires, de viols suivis de meurtres, de décapitations à la machette ainsi que de bombardements ciblant la population civile.
« Les données collectées font état d’un véritable carnage perpétré contre des civils sans défense, dans un silence inquiétant », alerte le Conseil Territorial de la Jeunesse de Rutshuru.
Les rebelles auraient également incendié des maisons, pillé des biens et emporté du bétail.
Par ailleurs, des travaux communautaires forcés, connus sous le nom de salongo, seraient imposés aux habitants, les contraignant notamment à couper leurs bananeraies, principale source de subsistance locale.
Face à ce qu’il qualifie de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, le CTJ-R dénonce l’absence totale de protection des civils et accuse la communauté internationale de passivité.
« Le silence tue. Ne pas agir, c’est être complice », martèle l’organisation de jeunesse.
Le Conseil appelle les Nations-Unies, l’Union africaine, la CIRGL et les organisations de défense des droits humains à l’ouverture urgente d’une enquête indépendante, à des sanctions ciblées contre les responsables et à la mise en place immédiate d’un mécanisme efficace de protection des civils dans les zones occupées.
La rédaction




























