Depuis plusieurs semaines, les bananeraies de plusieurs villages du groupement Bweza, dans le territoire de Rutshuru, (Nord-Kivu), sont attaquées par le flétrissement bactérien du bananier (Wilt bactérien), une maladie destructrice qui compromet gravement la production de cette culture vivrière essentielle.
L’alerte est lancée par Sibomana Magera Noé, expert agronome basé dans cette partie de la chefferie de Bwisha. Selon lui, la propagation rapide de cette maladie commence déjà à avoir des conséquences visibles sur les champs de bananiers, avec des plants qui jaunissent, se dessèchent et finissent par mourir.
« La banane constitue l’aliment de base de la population du groupement Bweza. Si rien n’est fait rapidement, les ménages risquent de faire face à une insécurité alimentaire grave, voire à la famine », alerte cet expert.
Sibomana Magera Noé déplore surtout l’absence d’initiatives concrètes de la part des autorités locales et de leurs partenaires œuvrant dans le secteur agricole, alors que la situation exige une intervention urgente. Il estime que des mesures telles que la sensibilisation des agriculteurs, l’éradication des plants infectés et l’appui technique aux paysans pourraient limiter la propagation de la maladie.
Pour l’instant, les cultivateurs, majoritairement dépendants de la banane pour leur alimentation et leurs revenus, se disent abandonnés face à cette menace. Ils appellent à l’implication rapide des services agricoles, des ONG et des partenaires humanitaires afin de sauver cette culture stratégique et prévenir une crise alimentaire dans la région.
La persistance du flétrissement bactérien dans le groupement Bweza pourrait, à terme, affecter non seulement la sécurité alimentaire locale, mais aussi l’économie rurale de toute la chefferie de Bwisha, si aucune action urgente n’est entreprise.
Dieu-Merci Mumbere




























