Toutes les activités ont été paralysées ce mardi 13 janvier 2026 en ville de Butembo, dans la province du Nord-Kivu. Les habitants ont répondu à l’appel à une journée sans activité décrétée par la synergie des différentes des mouvements citoyens et groupes de pression pour dénoncer la recrudescence de la criminalité urbaine.
Ils réclament également le départ du maire et du commandant de la Police nationale congolaise (PNC) commissariat urbain, accusés de passivité face à l’insécurité.
Dès tôt le matin de ce mardi, les activités n’ont pas démarré dans la ville. Au centre-ville, plusieurs boutiques, magasins, institutions bancaire, microfinance et autres maisons de commerce sont restés fermés. Des vendeurs de produits vivriers, eux, ont été visibles sur différentes artères.
Au marché central, commerçants et vendeurs de vivres ont, dans l’ensemble, vaqué librement à leurs occupations malgré une faible affluence de la clientèle. La circulation, quant à elle, est restée moyennement timide. Les conducteurs de motos-taxis ont été visibles sur plusieurs artères, mais sans identifiants.
Le secteur de l’éducation a aussi été affecté par cet appel à une journée sans activités. Les cours ont été paralysés dans plusieurs écoles de la ville. Certains chefs d’établissements craignant d’éventuels troubles ont renvoyés les apprenants à la maison dès la matinée.
Cependant, la coordination des comités d’élèves de Butembo déplore cette situation. Elle exhorte les organisateurs des journées ville morte à épargner les milieux scolaires. Pour Crispin Kulimushi, son président, le milieu scolaire, apolitique, doit être préservé par tous les acteurs sociaux.
La ville de Butembo fait face à une crise sécuritaire croissante. Le 7 janvier, deux personnes ont perdu la vie, dont un officier de la Police nationale congolaise (PNC), assassiné à Lusando, dans le quartier Vutetse en commune de Kimemi. La même soirée, un civil a été tué en cellule Kihathe, au quartier Mutiri, dans la commune de Bulengera, par des bandits armés qui ont également emporté sa moto.
Claudine Mulengya, depuis Butembo



























